Il me fallait donc trouver un hébergeur qui réponde à mes besoins. Primairement : supporter le PHP et le MySQL, qui sont les langages de programmation et de gestion de base de données standards sur Internet, ça ne sera pas un problème. Secondement : qui corresponde à la vision de mon projet, pas trop professionnel, mais pas trop amateur non plus. J'ai donc regardé à  gauche à droite, prospecté, et décidé de me lancer chez lautre.net. Il s'agit d'un pilier de l'hébergement associatif en France, lié à l'époque à altern.org, qui est une histoire bien douloureuse, mais préhistorique à l'échelle d'Internet (moyenâgeuse, disons). Contre une modique cotisation annuelle de 23€, ils offrent un service complet, clair, et très bien documenté. Il existe d'autres hébergeurs associatifs, j'avais par exemple d'abord opté pour toile-libre, qui prônent l'indépendance et le prix libre. L'option était philosophiquement intéressante, mais à l'usage, il m'a semblé que leurs services s'adressent surtout à des gens très à l'aise dans la technique d'hébergement, et je me suis plusieurs fois trouvé coincé. Tout autre hébergeur commercial fonctionnerait tout aussi bien, mais philosophiquement, je favoriserais les associatifs, plus en phase avec l'idée d'auto-hébergement.

Pour ce qui est du transfert des fichiers, je ne ferai pas de tutoriel, je mettrai juste un élément ou l'autre en fonction des besoins. Je crois qu'il existe bien des sites où les tutoriels sont très clairs et les programmes de FTP (transfert de fichiers) récents (filezilla sur pc, ou cyberduck sur mac) permettent de travailler par glisser-déposer, méthode idiot-proof que même Mme Michu devrait pouvoir utiliser. Soyez juste attentifs au dossier de base de votre site Internet qui n'est que rarement le dossier de base auquel vous accédez via le programme FTP. En général, il s'agit d'un dossier intitulé "htdocs" ou "www", mais regardez en fonction de votre hébergeur.

Reste la question du nom de domaine. Pour les noms de domaines en .ch (et .li pour nos amis de la principauté voisine), il faut passer par switch, qui est un organe public, et c'est très bien comme ça. Ça coute 17chf par an, soit trois fois rien, payable sur facture. Vous pouvez même demander que le nom de domaine soit anonyme, c'est à dire qu'on ne puisse pas trouver votre nom en faisant des recherches sur le nom de domaine (via whois, pour ceux que ça intéresse), pour ceux qui cherchent à préserver leur anonymat.

Cette dernière étape peut être un tout petit peu technique. Votre hébergeur vous fournit des adresses de serveurs DNS (système d'annuaire dont on a pas mal parlé avec les lois SOPA/PIPA il y a quelques temps). Dans mon cas, dans la section "nom de domaine" de l'administration de mon compte, ils fournissent deux adresses. Le registrar (ici, switch), lors de l'enregistrement, demande de fournir l'adresse physique du client, mais également de deux serveurs de nom (DNS), afin de pouvoir rediriger le nom de domaine vers votre site.

Après, en fonction des hébergeurs, il peut y avoir des petites différences dans la procédure, choisissez donc un hébergeur qui vous fournisse une faq détaillée et que vous comprenez. Certains proposent même de s'occuper de la gestion du nom de domaine et de le réserver pour vous, ce qui peut également être une ressource intéressante.