Stalker

Dans la moiteur d'une petite salle de cinéma non climatisée, par 36° à l'extérieur, plongée dans l'univers post-apocalyptique de Tarkovsky. Je serais bien en peine d'apporter un regard critique et une explication de texte de ce film, mais les conditions ont transformé la vision de ce film en expérience physique. Le travail visuel est absolument monumental, le traitement des couleurs qui apparaissent progressivement alors que l'on s'enfonce dans la zone et sa nature préservée est brillantissime et renvoie à cette quête d'une vérité intime des protagonistes.

Mad Dog Morgan (Phillipe Mora), Australie, 1976

Curiosité historique dans la catégorie Guilty Pleasures. Un western australien poisseux autour d'un paysan poussé vers le grand banditisme.

Comme mentionné plus haut, le rôle principal est tenu par Dennis Hopper, en roue libre après le succès d'Easy Rider et qui a passé une bonne partie du tournage imbibé comme une éponge dans les fonds marins. L'histoire veut même qu'il ait eu un contrôle d'alcoolémie avec un taux d'alcool tel qu'il aurait dû être cliniquement mort. Jeu complètement halluciné ou taux d'alcoolémie, je ne me prononcerai pas, mais la présence d'Hopper à l'écran est très particulière, d'autant qu'il est caché derrière des fausses barbes hideuses qui grandissent et rapetissent en fonction de je ne sais quoi, en tout cas pas de la chronologie de l'histoire. Une curiosité de festival, intéressante pour le contexte historique et cinématographique.

Full Strike (Derek Kwok & Henry Wong), Hong Kong, 2015

Une ancienne championne de badminton déchue s'associe à des voyous en quête de respectabilité, suite à une expérience presque mystique, et les entraîne pour participer à une compétition de badminton. Moins épique que Shaolin Soccer, mais dans la même lignée de comédie de sport hong kongaise, Full Strike suit le processus assez standard du film sportif avec le sportif déchu qui retrouve le succès, après quelques péripéties comico-tragiques. Mais ceci avec l'humour de la comédie d'action de Hong Kong, complètement barré, n'hésitant pas à verser dans l'excès. On est très loin d'un chef d’œuvre, mais un film tout à fait divertissant, bien torché, réalisé par une équipe de potes qui ont du bien s'amuser. Récompensé par le prix de la compétition asiatique, décerné par le public.